PISA 2025 et l'école du futur : ce que l'enquête de l'OCDE dit de l'apprentissage à l'ère de l'IA
Les premiers résultats de PISA 2025 ont été publiés par l'OCDE le 8 septembre 2026. La presse a surtout retenu deux choses : des scores français au plus bas, et des élèves moins bons quand ils utilisent l'IA. Le rapport de l'OCDE est plus nuancé. Ce qui compte, ce n'est pas l'IA elle-même, mais la façon dont elle fait travailler l'élève.
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PISA 2025 en bref
PISA évalue les élèves de 15 ans tous les trois ans. Voici les repères clés, d'après la note de l'OCDE consacrée à la France :
- Domaine majeur en 2025 : les sciences.
- Domaines mineurs : les mathématiques et la compréhension de l'écrit.
- Un nouveau domaine : « Apprendre dans le monde numérique » (Learning in the Digital World). Il mesure la résolution de problèmes dans un contexte computationnel et l'autonomie d'apprentissage dans un environnement numérique.
- En France : 6 501 élèves de 289 établissements ont passé le test.
- En 2027 : les analyses sur l'autonomie d'apprentissage et les résultats en anglais langue étrangère.
Les résultats de la France
Premier constat : la France est proche de la moyenne, mais en baisse. Voici ses scores en 2025, d'après le rapport international de l'OCDE (Volume I) :
- Sciences : 483 points (moyenne de l'OCDE : 482).
- Compréhension de l'écrit : 456 points (OCDE : 461), soit 18 points de moins qu'en 2022.
- Mathématiques : 458 points (OCDE : 463), soit 16 points de moins qu'en 2022.
- Résolution de problèmes dans un contexte computationnel : 497 points (OCDE : 500).
Des résultats parmi les plus faibles
La note France de l'OCDE apporte trois précisions :
- les résultats restent proches de la moyenne de l'OCDE ;
- ils comptent pourtant parmi les plus faibles jamais obtenus par la France à PISA ;
- depuis 2015, la part d'élèves peu performants a augmenté de 12 points en mathématiques et de 11 points en compréhension de l'écrit.
En sciences, le score était de 495 points en 2015, rappelle la note d'information de la DEPP. Le ministère y a consacré un dossier : « une baisse des résultats commune à l'OCDE, un relèvement à poursuivre ».
L'IA et les résultats : ce que dit vraiment l'OCDE
Venons-en à l'IA. Le Volume I consacre une section entière à l'usage des chatbots d'IA pour le travail scolaire. Voici ses deux constats principaux, résumés fidèlement.
- Faire faire des tâches précises. Résumer un texte, faire une première recherche, rédiger : les élèves qui confient ces tâches à l'IA ont de moins bons résultats en sciences. C'est le cas dans la plupart des pays.
- S'en servir pour apprendre. Quand l'IA sert « pour m'aider à apprendre », les utilisateurs hebdomadaires ont des résultats similaires aux non-utilisateurs, en moyenne dans l'OCDE. Un usage modéré est associé à des scores légèrement plus élevés qu'un usage rare ou intensif.
L'OCDE insiste sur un point : ces données ne prouvent pas de lien de cause à effet. Plusieurs analyses le rappellent, comme celle de The Conversation, reprise par Futura : la baisse des résultats a commencé avant la diffusion de l'IA générative.
Un échafaudage, pas une béquille
Le directeur de l'éducation de l'OCDE résume l'enjeu dans son éditorial : « AI becomes a scaffold, not a crutch » (l'IA doit devenir un échafaudage, pas une béquille). Son raisonnement tient en deux idées :
- on apprend par un effort cognitif productif face à une matière nouvelle ;
- une technologie qui court-circuite cet effort freine l'élève.
Le rapport recommande donc une IA ciblée, pour le retour sur le travail et l'entraînement personnalisé. Elle doit venir en complément de l'effort de l'élève, et non à sa place.
La limite des IA généralistes : des réponses à contrôler
Une IA généraliste livre des réponses toutes faites. L'élève doit donc apprendre à les contrôler. Le rapport montre que la France est en retard sur ce point :
- 47 % des élèves disent qu'on leur demande en cours, au moins parfois, d'évaluer les informations d'un chatbot d'IA (OCDE : 63 %) ;
- les élèves qui utilisent souvent l'IA pour apprendre et apprennent à évaluer ce qu'elle produit obtiennent des résultats légèrement supérieurs ;
- ces occasions sont plus souvent déclarées par les élèves favorisés. L'OCDE craint une nouvelle fracture à l'ère de l'IA.
Une IA conçue pour l'école peut prendre le problème à la racine : ne pas livrer de réponse à croire sur parole, et faire chercher l'élève. Reste alors la vraie question, celle que pose le nouveau domaine de PISA : l'élève apprend-il à apprendre ?
Apprendre à apprendre : ce que mesure le nouveau domaine
Le nouveau domaine de PISA s'intéresse à une compétence clé : savoir piloter son propre apprentissage.
Son cadre d'évaluation « Learning in the Digital World » est une version de travail publiée par l'OCDE. Il décrit un processus que l'élève répète et règle lui-même : construire des connaissances et résoudre des problèmes avec des outils et des pratiques computationnels.
Au cœur de cette définition : l'autorégulation. Le cadre la décompose en trois volets :
- Suivre ses progrès et s'adapter : repérer ses lacunes, tenir compte des retours, demander de l'aide quand on est bloqué.
- Évaluer sa performance par rapport à son objectif.
- Maintenir sa motivation : persévérer, et améliorer son travail après un retour négatif.
Où en sont les élèves français ?
Les questionnaires de PISA donnent une première réponse, d'après la note France de l'OCDE. Les élèves français planifient et persévèrent un peu moins que la moyenne. En revanche, ils sont plus nombreux à penser qu'on peut développer son intelligence par le travail.
Trois questions pour juger une IA éducative
De ces résultats, on peut tirer une grille simple. Elle sert aux parents, aux professeurs et aux établissements, pour juger n'importe quel outil d'IA.
-
1Préserve-t-elle l'effort de l'élève ?
Une IA qui résume, rédige ou résout à sa place court-circuite l'apprentissage. Une IA qui pose des questions et donne des indices le soutient.
-
2Rend-elle l'élève plus autonome ?
Le faire réfléchir, se questionner, persévérer, repérer ce qu'il n'a pas compris et y revenir : c'est l'autorégulation que mesure PISA.
-
3Se met-elle au service du professeur ?
Le professeur doit voir où en est sa classe et garder la main. Et l'outil doit être le même pour tous les élèves, pas seulement pour les plus favorisés.
Comment Galac6 répond à ces trois questions
Ces trois questions, nous ne les avons pas découvertes avec PISA : Galac6 a été construit autour d'elles dès le premier jour, bien avant la publication de l'enquête. Nous nous sommes notamment appuyés sur les travaux de Salman Khan, fondateur de la Khan Academy, qui défend depuis des années une IA tuteur qui guide l'élève sans faire le travail à sa place. PISA 2025 vient aujourd'hui confirmer cette intuition. Voici comment, question par question.
Préserver l'effort : une aide didactique
Un élève en difficulté qui demande de l'aide à une IA généraliste reçoit souvent l'exercice tout fait. Le devoir est rendu, mais rien n'est appris.
Galac6 fait exactement l'inverse : il aide l'élève à trouver lui-même. Et c'est là que tout se joue, car une réponse trouvée seul, on la retient.
L'élève envoie sa question ou la photo de son exercice. Le tuteur IA ne lui souffle rien : il le guide pas à pas, par des questions et des indices de plus en plus précis.
Une erreur ? Le tuteur montre où est le problème, sans donner la bonne réponse. Toujours bloqué ? L'aide monte d'un cran, comme le montre le schéma ci-dessous. Jamais l'élève n'est laissé seul face à l'exercice, et jamais on ne le fait à sa place.
- Une question ou un indice
- Un indice plus précis
- Un exemple semblable résolu
- La notion réexpliquée
Le tuteur refuse aussi de rédiger un commentaire ou une dissertation à la place de l'élève.
Galac6 ne livre donc pas de réponse à croire sur parole. En mathématiques, un moteur de calcul contrôle en plus les calculs : l'IA ne peut pas valider une erreur.
Rendre l'élève plus autonome : apprendre à apprendre
Réussir un exercice, c'est bien. Savoir apprendre seul, c'est ce qui change une scolarité. C'est précisément ce que mesure PISA 2025, et c'est ce que Galac6 entraîne chaque jour.
- Se questionner : le tuteur répond par des questions. L'élève cherche, explique, et trouve sa propre réponse. Il en sort fier, et il s'en souvient.
- « Interroge-moi sur ma leçon » : l'élève se fait interroger sur sa fiche de révision, comme la veille d'un contrôle. Une erreur ? Il a une seconde chance et un indice, pas la réponse.
- « Mes notions » : en dictée, chaque correction indique les notions à retravailler. L'élève et ses parents savent enfin exactement où porter l'effort.
- Dictée sur mesure : Galac6 propose ensuite une dictée qui revient sur les erreurs de l'élève, pour qu'il ne les refasse plus.
Repérer ce qu'on n'a pas compris, y revenir, persévérer : l'élève ne subit plus ses difficultés, il apprend à les surmonter.
Mettre l'IA au service du professeur, pour tous les élèves
Aucune IA ne remplace un professeur. Avec Galac6, c'est le professeur qui décide, et l'IA qui travaille pour lui.
- Il donne les devoirs et voit en un coup d'œil la réussite par notion de sa classe, et les élèves qui décrochent.
- Il envoie une dictée sur mesure à ceux qui en ont besoin.
- Pendant une évaluation sur Galac6, le tuteur est coupé jusqu'à ce que l'élève rende sa copie : la note reflète vraiment son travail.
- En classe, chaque élève a le même outil, encadré par le professeur. Pas seulement ceux qui ont les bonnes applications à la maison.
- Les données sont hébergées en France.
Une limite à garder en tête : aucun outil ne fait progresser un élève à sa place. PISA rappelle que l'effort, la persévérance et l'accompagnement des enseignants restent décisifs.
L'école du futur : l'IA au service de la pédagogie
PISA 2025 ne dit pas que l'IA va sauver ou ruiner l'école. Il montre que les compétences qui comptent le plus sont profondément humaines :
- planifier
- se questionner
- persévérer
- demander de l'aide
- vérifier qu'on a compris
Les élèves utilisent déjà l'IA. L'enjeu de l'innovation scolaire est triple :
- que l'IA les fasse réfléchir, au lieu de réfléchir à leur place ;
- qu'elle les aide à devenir autonomes : planifier, se questionner, persévérer ;
- que le professeur garde la main, et que cet usage soit accessible à tous, pas seulement aux plus favorisés.
C'est le choix de Galac6 : une IA au service de la pédagogie. Elle guide l'élève sans faire le travail à sa place. Elle donne au professeur une vision plus fine de sa classe, sans jamais prendre sa place.
Pour aller plus loin, découvrez le soutien scolaire par IA ou Galac6 pour les écoles.
En résumé : Galac6 face aux IA généralistes
Ce tableau reprend les recommandations, les risques et les problèmes soulevés par l'étude. Pour chacun, il montre la réponse de Galac6, et ce qui se passe quand un élève utilise seul une IA généraliste comme ChatGPT.
| Ce que soulève PISA 2025 | IA généraliste utilisée seule | |
|---|---|---|
1 Faire à la place de l'élèveRésumer, rédiger ou chercher avec l'IA va de pair avec de moins bons résultats en sciences.Rapport PISA, chapitre 4, usage de l'IA, p. 236 → |
Galac6 Guide par questions et indices, et ne rédige jamais à la place de l'élève. |
IA généraliste Résume, rédige ou résout l'exercice dès qu'on le lui demande. |
2 Préserver l'effortL'IA doit être « un échafaudage, pas une béquille ».Rapport PISA, avant-propos, p. 6 → |
Galac6 L'aide augmente seulement si l'élève bloque. La réponse finale reste la sienne. |
IA généraliste Donne tout de suite la réponse complète. |
3 Faire réfléchir plutôt que répondreSe fixer des objectifs, demander de l'aide quand on bloque : l'autonomie de l'élève.Rapport PISA, chapitre 3, autonomie de l'élève, p. 178 → |
Galac6 Répond par des questions. L'élève cherche et trouve sa propre réponse. |
IA généraliste Réfléchit à la place de l'élève, qui n'a plus à se questionner. |
4 Suivre ses progrèsRepérer ses lacunes, y revenir, vérifier qu'on a compris : l'autorégulation.Rapport PISA, chapitre 3, autonomie, p. 187 → |
Galac6 « Mes notions », « Interroge-moi sur ma leçon » et dictées sur mesure. |
IA généraliste Aucun suivi par notion, aucun lien avec le programme. |
5 Persévérer après une erreurAméliorer son travail après un retour négatif.Rapport PISA, chapitre 3, persévérance, p. 181 → |
Galac6 Seconde chance avec indice. Chaque erreur est expliquée avec sa règle. |
IA généraliste Explique l'erreur si on le demande, souvent en donnant la réponse. |
6 Le rôle du professeurL'accompagnement de l'enseignant reste décisif.Rapport PISA, chapitre 3, soutien des enseignants, p. 187 → |
Galac6 Réussite par notion de la classe, tuteur coupé pendant les évaluations. |
IA généraliste Le professeur ne voit rien et ne peut rien régler. |
7 Éviter une nouvelle fractureLes élèves favorisés apprennent plus souvent à bien utiliser l'IA.Rapport PISA, chapitre 4, milieu social, p. 241 → |
Galac6 En classe, chaque élève a le même outil, encadré par le professeur. |
IA généraliste Tout dépend de la famille et de son abonnement. |
Comparaison avec l'usage par défaut d'une IA généraliste (ChatGPT, Gemini, Copilot…), qui n'est pas conçu pour l'école. Certains proposent un mode « étude » qui pose davantage de questions, mais l'élève peut l'activer ou le quitter librement, et le professeur n'en voit rien. Les coches et les croix sont notre appréciation de la réponse apportée à chaque constat, pas une mesure de l'OCDE. Les constats de PISA sont tirés du rapport de l'OCDE (Volume I) ; l'OCDE précise qu'ils décrivent des associations, pas des liens de cause à effet.
Questions fréquentes
Quand les résultats de PISA 2025 ont-ils été publiés ?
Les premiers résultats (sciences, mathématiques, compréhension de l'écrit et résolution de problèmes dans un contexte computationnel) ont été publiés par l'OCDE le 8 septembre 2026. Les analyses sur l'autonomie d'apprentissage et les résultats en anglais langue étrangère sont annoncés pour 2027.
Quels sont les scores de la France à PISA 2025 ?
Selon l'OCDE, la France obtient 483 points en sciences, 456 en compréhension de l'écrit et 458 en mathématiques, pour des moyennes de l'OCDE de 482, 461 et 463. Ces résultats comptent parmi les plus faibles jamais obtenus par la France à PISA.
L'IA fait-elle baisser les résultats des élèves selon PISA ?
PISA ne permet pas de l'affirmer. Les élèves qui utilisent l'IA pour des tâches précises comme résumer ou rédiger ont de moins bons résultats en sciences, mais l'OCDE souligne qu'il s'agit d'une association, pas d'un lien de cause à effet. Quand l'IA sert à apprendre, un usage modéré est associé à des scores légèrement plus élevés qu'un usage rare ou intensif.
Qu'est-ce que le domaine « Learning in the Digital World » ?
C'est le domaine innovant de PISA 2025. Il mesure la résolution de problèmes dans un contexte computationnel et la capacité des élèves à piloter eux-mêmes leur apprentissage dans un environnement numérique : suivre leurs progrès, repérer leurs lacunes, tenir compte des retours et persévérer.
Une IA qui fait réfléchir, pas qui fait à la place
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